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Samedi 10 septembre 2005
Vous trouverez ici beaucoup d’indications concernant les ateliers chant, stage voix et répertoire de tradition populaire, les CD et DVD, spectacles, évènements et documents pour cette rentrée 2005. Concerts de la rentrée : TRAD-ARRGT : ÉVELYNE GIRARDON, MARIE-PIERRE VILLERMAUX, BARBARA TROJANI Concert le 30 septembre 2005 au Jazz Club de Châlon sur Saône, 5 place du théâtre, 71100 (21h) Renseignements : 03 85 48 86 88 Trad-arrgt recherche des photos de leur concert du 15 aôut à « L’estaminet des damoiselles » et particulièrement celles éventuellement prises au moment du bal à la voix. Merci de nous les faire parvenir à l’adresse de ce mail si vous en avez. KHABAN – (CHANSONS) Avec Paris Combo le 1er octobre au Centre Culturel de Feyzin. Le groupe a reçu le coup de cœur 2005 de la très renommée Académie Charles Cros. Le nouveau CD « À la santé des fous » « révèle un groupe soudé autour des ces quelques notes, ces quelques mots qui, mis bout à bout , nous entraînent à la poursuite de nos émotions perdues. » Il paraît que les voir sur scène est une belle découverte. Visiter leur site : http://www.khaban.com A FILETTA présente« Sì di mè » En attendant la sortie de l'album "Medea - Les choeurs de Médée" (oct. 2005) 6 octobre - Les Musicales de BASTIA 7 octobre – PROPRIANO La Maisnie Nostree en concert : Le samedi 17 septembre 2005 à Busnes (à côté de Lillers-62) à 21h. entrée : 5 euros Le dimanche 18 septembre à 15h au pub le Beffroi en vieille ville à Boulogne-sur-Mer pour les journées du Patrimoine . Concert gratuit. LES CONTEURS EN CAMPAGNE Un festival pas comme les autres organisé par les foyers Ruraux du nord et du Pas de Calais. Du 10 septembre au 30 octobre. Beaucoup de grands conteurs seront présents et particulièrement : MYRIAM PELLICANE avec « Vent d’Ouest » Aubigny en Artois le mardi 27 septembre Steenwerck le vendredi 30 septembre Noordpeene le samedi 1 er octobre Réservation au 03 28 42 31 81 MYRIAM PELLICANE avec « Étoiles champêtres » Ruesnes le mercredi 28 septembre LES ATELIERS CHANTS Chanter c’est sûrement mieux que de ne pas le faire ! LYON Le CMTRA : propose douze ateliers de pratique instrumentale et vocale, ainsi qu'un tout nouvel atelier de musique d’ensemble. CHANT DE LA TRADITION POPULAIRE EN FRANÇAIS Professeur : Evelyne Girardon Premier cours : chanter ensemble, apprendre du répertoire, technique vocale et respiratoire de base, premiers éléments d’analyse musicale. Deuxième cours : polyphonies, travail sur la modalité, interprétation de monodies. Écoute des témoignages collectés. Le travail est uniquement oral pour les deux formules. Horaires proposés pour le premier cours : 10h-13h Horaires proposés pour le deuxième cours : 14h15 - 17h15 Pour ceux qui suivent les 2 cours, apporter un pique-nique. Calendrier des cours du dernier trimestre 2005 (les autres dates seront précisées ultérieurement.) : 16 octobre,13 novembre, 11 décembre. Lieu : salle de la Marelle : 77 rue Magenta, 69100, Villeurbanne (métro République) Inscriptions et renseignements : CMTRA (Stéphanie Dagand) : 77 rue Magenta, 69100, Villeurbanne. Tél : 04 78 70 81 75, Fax : 04 78 70 81 85. Courriel : dagand@cmtra.org, http://www.cmtra.org Atelier de chant Dhrupad Chant classique de l'Inde du nord Modalités d'inscription Cours collectif : 465 euros à l'année (+ 15 euros d'adhésion aux Ateliers de l'Orient) Cours tous les mardis ou mercredis de 18h30 à 20h30. Cours particulier : 375 euros à l'année (+ 15 euros d'adhésion aux Ateliers de l'Orient) Cours 2 fois par mois. Renseignements pédagogiques : Yvan Trunzler yvan.trunzler@club-internet.fr / 04 78 39 84 27 Inscriptions : CMTRA - 04 78 70 81 75 - cmtra@cmtra.org Plus d’informations : http://www.cmtra.org/stagesateliers/Ateliersorient.htm AMPLITUDE (ce n’est pas du trad mais c’est drôlement bien !) Lieu de formation pour acteurs, chanteurs, danseurs et tout amateur de la voix et du mouvement. Mireille Antoine et Eulalia Sagarra, formatrices à l’esprit ouvert tracent beaucoup de passerelles entre toutes les esthétiques. Le travail vocal s ‘appuie sur la conscience du souffle, de la posture, de la texture. Ces cours sont ouverts à tous sans formation préalable. Séances individuelles et collectives sont possibles, ainsi que des stages. Inscriptions et renseignements : Mireille Antoine, 34 rue des Cerisiers, 69130, Écully. Tel et Fax : 04 78 89 38 66, asso.amplitude@free.fr SEILHAC-TULLE Les ateliers chant du CRMTL Chanter à plusieurs voix... Un atelier chanson traditionnelle pour débutants avec Sylvie Heintz Sylvie Heintz conduit un atelier chansons traditionnelles qui s'adresse à tous et toutes. Cet atelier se donne pour objectifs : - d'amorcer la découverte et la pratique de chansons traditionnelles du Limousin et d'ailleurs, - d'aborder leur diversité, leur complexité et leur universalité. Il ne s'agit pas seulement "d'apprendre" des chansons traditionnelles mais bien de découvrir et pratiquer l'univers sonore particulier de ces chansons : mélodies, textes, variations... et de chanter à plusieurs voix. Cet apprentissage sera centré sur l'oralité. Courriel : crmtl@wanadoo.fr, Tel : 05 55 27 93 48, 05 55 21 66 55, 06 89 90 00 28 CLERMONT FERRAND Trace de chanteurs L’atelier TRACES DE CHANTEURS est proposé en un parcours composé de plusieurs séquences encadrées par 4 chanteuses et chanteurs, qui travaillent sur des répertoires, des territoires, des approches musicales différentes : Rapport aux sources orales, aux cahiers de chants personnels, aux sources éditées dans les livres des collecteurs des siècles passés ou enregistrées, aux films, du début du XXième siècle à la veillée d’hier soir. Monodies, « Poly-monodies », Arrangements, et harmonisations … Chants à danser, Chants à répondre, Chants sur les enfants, Chants des enfants, Chant des paysages et des espaces, Chants de métiers, Techniques vocales spécifiques, La dernière séance, publique, de l’atelier sera consacrée à un échange de quelques chants appris durant les différentes séquences. Ils sont chanteurs, collecteurs, interprètes, ils permettront aux participants, débutants ou non, de mettre leurs pas dans les sillons pour tracer leurs propres chemins : Sylvie Berger : http://www.labergere.ne/ Evelyne Girardon: http://www.ciebeline.com Marc Péroneille : http://lachavannee.free.fr André Ricros : http://www.amta.com.fr/fr/musiciens Pour commencer le projet : Samedi 1er octobre 2005 de 11 heures à 18 heures , Salle Georges Guillot. Mercredi 9 novembre 2005, 20h15 Mercredi 7 décembre 2005, 20h15 Mercredi 11 janvier 2006, 20h15 Professeur : André Ricros Renseignements : Evelyne Ducrot : Evelyne.DUCROT@univ-bpclermont.fr PARIS - Michel Hindenoch Chants à répondre, chants à mener (unissons, chœurs, bourdons, fredons...) Lieu : 5, rue du moulin vert PARIS 14ième (métro Alésia) De 20h30 à 23h les lundis : 12 et 26 sept. 2005, 03 et 17 oct. 2005, 07 et 21 nov. 2OO5, 05 et 12 dec. 2005, 09 et 23 janv. 2006, 20 fev. 2006, 06 et 20 mars 2006, 24 avril 2006 15 et 29 mai 2006, 05 juin 2006 Première séance gratuite (10 séances : 350 euros, 16 séances : 450 euros, la séance isolée : 40 euros) Première séance : 12 septembre (garçons bienvenus) Renseignements, inscriptions : Michel Hindenoch : 37 bis rue des plantes 75014 PARIS mhinden@aol.com BELLEGARDE (01200)– RENÉ ZOSSO La modalité par le chant, chants à répondre. Ouvert à tous. 2 jeudis par mois fixés au fûr et à mesure de 20h15 à 22h30. Premières dates : 22 septembre, 13 et 27 octobre Lieu : Centre culturel Jean Vilar, ruelle des Arts à Bellegarde sur Valserine. Renseignements et inscriptions : 00 41 22 32 15 29 2 http://www.musiqueabourdon.ch LES STAGES DE CHANT COSNE D’ALLIER – EVELYNE GIRARDON 8 et 9 octobre 2005 – répertoires du Centre France Ce week end est organisé par la Fédération des Arts et Traditions Populaires du Centre et du Massif Central. Un petit concert est prévu en soirée de 18 H à 19H30, le samedi en l'église de Cosne d'Allier. Renseignements : Maison des Associations - 2, Bd Trudaine - 63 000 Clermont- Ferrand. Courriel : GMARTIN@GROUPAMA-RA.FR En partenariat l'association des vielleux cornemuseux du Bourbonnais et Alentours organisera ce même week end sa rencontre d'automne au même endroit, avec A. Mignot, Michèle Chevrier, Gilles Lauprêtre. Sébastien TOURNY et B. BLANC (sous réserve) animeront un stage d'une journée (dimanche) sur le réglage des cornemuses. AUVILLAR (82)- Pascal CAUMONT 22 et 23 Octobre 2005 Chants à danser (Gascogne et Quercy ), polyphonies des Pyrénées gasconnes (Bigorre et Béarn) . Pour tout public. Organisation : La Camba Tòrta d'Auvilar Renseignements : Philippe Marsac, plaça del pè de la glèisa, 82400 VALENCE D'AGEN Tél. : 05 63 39 00 76 - E Mail : philippe-marsac@wanadoo.fr ARINTHOD (39240- JURA) – EVELYNE GIRARDON 22 et 23 Octobre 2005- répertoire collecté par Garneret et Culot. Technique vocale, polyphonie. Renseignements et inscriptions : tél 03 84 35 79 49 nancy.jaehn@wanadoo.fr nancy.jaehn@sante.gouv.fr Liliane Bertolo sera présente durant le stage de Cornemuse, Cor des Alpes, Accordéon Pour faire chanter les chansons du val d'Aoste : du 29 octobre au 1er novembre 2005, à Saint-François-Longchamp en Savoie. Renseignements : CMTRA - Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes 77 rue Magenta 69100 Villeurbanne, Tél : 04 78 70 81 75 Fax : 04 78 70 81 85 http://www.cmtra.org LYON (69) "La Voix de Kodaly en France"organise un stage de rencontre pendant laquelle Évelyne Girardon conduira un atelier chant et donnera un « concert – conférence » le 29 octobre. Début du stage : jeudi 27 octobre à 15h. Accueil le 27 dès 14h30 à la Maison Franco-Hongroise, 7, rue de la Poudrière 69001 Lyon. Fin du stage : dimanche 30 à midi Ce stage s'adresse à tous les enseignants (spécialisés ou non en musique) et animateurs musicaux désireux de mieux utiliser la voix et les chants du patrimoine dans la transmission de la musique selon la conception pédagogique de Zoltán Kodály, compositeur, ethnomusicologue, linguiste et pédagogue hongrois (1882-1967). Contenu : Six heures d'ateliers spécialisés dédoublés (professionnels ou non de la musique). Trois heures de chant choral en relation directe avec la pédagogie kodalyenne. Trois heures avec Evelyne Girardon, le samedi après-midi. Trois heures avec deux groupes d'enfants de maternelle et d'âge primaire. Trois heures pour l'échange, l'évaluation des vécus, l'information et les conclusions. Renseignements : Jacques et Chantal Bigot -Testaz au 04 78 36 06 66 Courriel : bigot.quali@numericable.fr, http://www.vkfassoc.net HURTIGHEIM (67)- EVELYNE GIRARDON 5 et 6 novembre (bal folk le 5 novembre au soir) Renseignements : ASSOCIATION S’NARRESCHIFF : 36 route des Romains, 67117, HURTIGHEIM. Courriel : catilorut@wanadoo.fr CHATEAUROUX (36)- SOLANGE PANIS - ÉVELYNE GIRARDON 19 et 20 novembre 2005 – Répertoire traditionnel du CENTRE France Renseignements et inscriptions : CEPRAVOI, 8 Place François Mitterand, 37270, Montlouis sur Loire. Tel : 02 47 50 70 02, Fax : 02 47 50 70 65 Courriel : contact@cepravoi.fr L’univers musical présent dans les musiques traditionnelles, fruit d’une élaboration orale qui a suivi l’histoire de la musique en général, constitue un témoignage vivant et unique de systèmes musicaux originaux à la fois archaïques et étrangement « modernes ». L’étude du répertoire chanté particulièrement, sa place dans la pratique musicale, entre rituel et fonction, permet d’entrevoir un accès original à la musique et à son enseignement. Cette culture de l’oralité laisse une grande place à la liberté d'interprétation et de variation ; cette liberté, pourtant, s'inscrit dans le cadre rigoureux de l'esthétique (repérable mais difficile à décrire avec des mots), mélange d'énergie brute et de "dentelle" vocale, de rythmiques impérieuses et de longues phrases non mesurées. SOLANGE PANIS Au travers l'apprentissage d'un répertoire : 1) Transcrit par les collecteurs du 19ème et début du 20ème siècle : comment redonner de la "chair" à ce squelette qu'est la notation d'une chanson traditionnelle(phrasé, ornementation) 2) Enregistré par les collecteurs du 20ème siècle : repérer des éléments caractéristiques (micro-variations notamment), tenter de s'en approprier quelques-uns Travail sur le timbre, la couleur vocale. Polyphonies "rythmiques" - chant à danser ÉVELYNE GIRARDON : Quelques éléments de répertoire comme leviers à une analyse musicale plus générale. Travail du souffle et émission vocale dans la tradition orale. Les caractéristiques incontournables du répertoire : ornementation, échelles, narration. Émancipation de l’oreille, approche pratique de la modalité, interprétation et création de polyphonies vocales, travail musical oral polyphonique. Écoute et analyse de “collectes” récentes. Des CD RONDES CHANTÉES (Danses en Poitou) CD et recueil UPCP- Métive, les cahiers du Cerdo 3 Le livret a été élaboré par un collectif de formateurs en musiques, chants et danses traditionnelles. La danse en rond chantée est la forme de danse la plus ancienne attestée en Europe. Partitions, historique, explication des pas de danses et enregistrements : indispensable. Contact et commande : 05 49 94 90 70, cerdo@cc-parthenay.fr, http://cerdo-metive.org EMMANUEL PARISELLE - LA NONCHALANTE Très beau CD plein de charme et de tendresse ou la personnalité toute en chaleur d’Emmanuel s’exprime au travers d’un répertoire choisi et subtil. Le roseau ( ROS 103)-distribué par Harmonia Mundi EMMANUEL PARISELLE et DIDIER OLIVIER Danses du Sud -Ouest et autres mondes. Distribué par L’Autre Distribution. TRADITIONNEL COMTOIS VOL 1 (Chants de métiers et de région) et VOL 2 (Chants d’amour et airs à danser) Les ALWATI et LA MÈRE FOLLE interprètent dans ces deux CD et pour l’essentiel, les collectages de Garneret et Culot (Jura) Le style est « chorale-chœur » quelquefois accompagné par une instrumentation traditionnelle (accordéon diatonique, cornemuse, flûte, violon, vielle à roue, clarinette…) 44 titres sont ainsi proposés. Contact et commande : 03 84 71 75 18, hmeunier@wanadoo.fr LE BAL – Thierry Bruneau, Christian Maes, Sébastien Lagrange, Gaël Rutkowski. CD réjouissant que donne envie de rejouer tous les standards du Morvan. Contact et commande : 03 85 82 47 72, cie.heritage@wanadoo.fr Souscription lancée pour le CD " Les loges de la folie " de La Mère Folle (où l'on retrouve, entre autres, Dominique Meunier que l'on connaît par sa participation à la Grande bande, puis au trio les Grandvalliers ainsi que par sa célèbre bourrée du Val d'Amour, Yves Grosprêtre etc.) : des gens issus du Jura où de Bresse si je ne m'abuse et qui manient vielle, accordéon et cornemuses. 18 euros + 4,5 de port Nicolas Henriot - Au Bourg -71580 Beaurepaire en Bresse - 03-85-74-39-31 ou merefolle@aol.com Réédition des 4 premiers vinyles de Rum en 2 CDs (une soixantaine de morceaux) + 1 DVD Bonus + 1 Livret (en néerlandais) sur : http://oas2000.proxis.be/gate/jabba.coreii.g_p?bi=4&sp=DETAILS&mi=5096788&si=72329251 DVD- NUSRAT FATEH ALI KAN Chez ARTE VIDÉO- 52 minutes Ce DVD reprend l’excellent reportage diffusé sur Arte avec, en bonus, le concert audio au théâtre de la ville à Paris. Nusrat etait l’étoile la plus étincelante du Qawwali. Portrait du chanteur, de ses influences et de son parcours. Indispensable. http://www.arteboutique.com DIVERS LES BALADINS (région lyonnaise) Sont à la recherche de choristes pour compléter la base existante. Les basses et ténors sont les bienvenus, ainsi que les autres voix de femmes ( le but étant d'arriver à 4 ou5 personnes par pupitre ) baladin.music@free.fr Le Bec à Sons à Couzon Au Mont D’Or (69) Ça ressemble à un folk-club et d’ailleurs ça en est un ! Si vous souhaitez pousser la chansonnette, n’hésitez pas à les joindre. paraffin@wanadoo.fr Connaissez vous l’Institut Français d'Art Choral ? Contact : Abbaye-aux-Dames, BP 125, F 17104 Saintes cedex Tél : 05 46 92 99 54, Mobile: 06 64 13 00 83 Mél : helene.fortin@artchoral.org À visiter : ils et elles chantent ! http://nonpapa.free.fr/site/pages/actu.html http://site.voila.fr/chantdelles/chantdelles/choeur.html http://www.tralala-balalavoix.net KATY OLLIF expose ses œuvres « le goût de la couleur » Vernissage le jeudi 29 septembre dès 19 heures, Salons du Château de Bellerive, 1 quai Frédéric Mistral à Vienne (38) Artiste plasticienne, collage de papiers déchirés, exposition jusqu’au 15 décembre 2005 BONUS À consulter pour réfléchir : http://www.communautarisme.net/index.php?action=article&id_article=158935 Un entretien avec Françoise Morvan, à propos de la sortie de son livre "le monde comme si" en format poche, qui déborde largement de son sujet initial et aborde même la musique traditionnelle. LE SITE DE LA COMPAGNIE BELINE est actualisé régulièrement. Nouvelles chroniques du double CD « Répertoire », actualité, arbres remarquables … http://www.ciebeline.com
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Jeudi 8 septembre 2005
Deux parutions majeures retraçant la vie et l’univers du plus grand collecteur de chansons et contes de tradition populaire viennent de sortir. Les amoureux de la chanson de tradition populaire en français salueront cette double édition qui rassemble les éléments constitutifs de la biographie d’Achille Millien. Celui-ci, a collecté plus de 2600 chansons et 900 contes, épaulé par J.-G. Pénavaire pour la notation musicale. DANIEL HÉNARD & JACQUES TREFOUËL ACHILLE MILLIEN, PASSEUR DE MÉMOIRE FR3 Bourgogne-Franche-Comté & les Films du Lieu-dit Archives Audiovisuelles du Nivernais 8 DVD - Durée : 160’ Le DVD, présente admirablement 3 chapitres très différents et complémentaires. Le film sur Achille Millien et l’interview de Georges Delarue touchent particulièrement. Si on ne connaît pas la vie et l’œuvre du plus important collecteur de la tradition orale, on reste admiratif devant la qualité de la narration de sa vie. Le film, dont le scénario est de DANIEL HÉNARD est sensible et superbe : il décrit magistralement un univers unique et passionné. L’interview de Georges Delarue, le remarquable ethnomusicologue à qui l’on doit la réédition de la collecte d’Achille Millien émeut et pousse à en savoir plus. Comment ne pas ouvrir les recueils après avoir vu ces documents ? Ce DVD est indispensable pour tous les interprètes des collectages d’Achille Millien car on le sait, le collecteur est un filtre particulier, pétrit d’émotions. Ses choix ne tiennent rien au hasard. On apprend nombre de détails sur la vie d’Achille Millien : c’est parce qu’il est poète qu’il se tourne vers la poésie populaire. Passion qui le tiendra tout au long de sa vie. DANIEL HÉNARD & JACQUES TREFOUËL ACHILLE MILLIEN, NIVERNAIS PASSEUR DE MÉMOIRE Les films du lieu-dit LE LIVRE – 150 pages nourries de près de 250 photographies et documents. Le livre documenté qui sort conjointement au DVD est un complément majeur qui retrace, par périodes successives, la vie de ce boulimique, avide d’art, apôtre du rapprochement des « cultures des nations » C’est la première biographie complète d’un homme considéré comme une référence exemplaire de l’ethnologie contemporaine. Beaucoup d’images, photos, cartes postales, correspondances ponctuent le récit. Et la vie n’est pas rose, puisque Millien disparaîtra, pauvre, démuni, seul, mais en écrivant. « Achille s’est comporté de façon désinvolte avec l’argent, il s’y est brûlé. De même qu’il s’est peut - être brûlé dans un domaine tout aussi ravageur, celui des sentiments » La grande qualité de ce livre est qu’au travers de la vie d’un poète ouvert à tous les arts, on plonge dans celui d’une région, d’une époque. Par ailleurs, l’ouvrage est techniquement irréprochable Entretien avec DANIEL HÉNARD Quelles sont les raisons qui vous ont engagées dans ce travail ? Comment avez-vous rencontré ce poète-collecteur ? La proximité géographique. Lorsque je suis devenu nivernais, après avoir acheté une maison il y a 36 ans, j’ai tout de suite entendu parler d’Achille Millien. Tout d’abord au travers des nombreuses cartes postales qu’il avait dédicacées. Quand on s’installe dans une nouvelle région, on envoie des cartes postales à ses amis, je suis entré en « famille » avec Millien par ce biais là. Raoul d’Anchald, châtelain de Beaumont était un passionné de photographie, Achille Millien, son ami, composait des quatrains pour illustrer les photos de la région. 400 cartes postales ont ainsi été éditées. Elles existent toujours et sont régulièrement réimprimées. Les quatrains d’Achille Millien ont cette particularité qu’ils sont manuscrits, ce qui leur donne un caractère touchant et « authentique ». Et puis, les années ont passé, j’ai fait la rencontre de JACQUES TREFOUËL, mon coauteur. Il est, lui aussi, très proche de Beaumont la Ferrière (village natif de Millien) et connaît bien son travail de collecteur. La rencontre avec Georges Delarue a été, elle aussi, déterminante. Quel a été le déclic pour la réalisation de ce DVD et ce livre ? Il s’est passé pas mal de temps entre les cartes postales et la décision de faire un documentaire, puis une biographie. J’ai par ailleurs beaucoup publié, pour la jeunesse d’abord (des livres à caractère pédagogique chez Hachette) et plusieurs ouvrages dont un roman, LE GRAND FLOT, sur le flottage du bois en nivernais, qui aborde d’autres grands flots comme celui de la colère des ouvriers exploités et leur résistance au coup d’état de Napoléon 3 en 1851. Ces évènements animent un documentaire sur le flottage du bois (la véridique histoire de Joseph Boiseau, flotteur diffusé sur France 3 en 1995), et un récit sur les nourrices du Morvan : Le lait des autres. De film en film, nous en sommes arrivés à Achille Millien. Ces documents sont disponibles au CMTRA aux côtés de nombreuses références dont celles des nombreux recueils de chansons collectées par Achille Millien. Evelyne Girardon
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Jeudi 30 juin 2005
Les collecteurs du 19 ième siècle, de l’enquête FORTUL à JULIEN TIERSOT. Les premiers enregistrements au 20 ième siècle. Les recherches sur la musique et les chants populaires ont été entreprises très tôt dans la région Rhône-Alpes. L’enquête FORTUL de 1852 se proposait de couvrir l’ensemble du territoire (le 13 septembre 1852, Louis Napoléon signe un décret ordonnant la publication d’un “recueil général des poésies populaires de la France”).On confia cette tâche à tous les correspondants locaux bénévoles :prêtres, instituteurs, etc. La région Rhône-Alpes ne fut qu’accidentellement concernée par une enquête qui demeure fondatrice d’un ensemble d’attitudes et de conventions :la collecte des chants et musiques populaires était née. Dès la fin du 19 ième siècle, Charles GUILLON publie ses “Chants populaires de l’Ain”à Bourg-en-Bresse. Tout au long du 20 ième siècle vont se succéder des entreprises de sauvegarde de la mémoire populaire, travail essentiellement tourné vers la littérature orale. Successivement, TIERSOT, VINCENT D’INDY, SERVETAZ, SMITH, GAUTHIER-VILLARS, puis FORTIER-BEAULIEU et CARRU vont publier des monuments irremplaçables, des ouvrages toujours cités par les chercheurs en ethnomusicologie de la France, portant sur les diverses parties de notre moderne région administrative :Bresse, Forez, Ardèche, Velay, Savoie, Alpes françaises, Lyonnais… La naissance de la SCHOLA CANTORUM elle-même doit beaucoup à la rencontre et aux centres d’intérêt communs de collecteurs-compositeurs célèbres, originaires de la région ; Julien TIERSOT (né à Tréffort dans l’Ain), Vincent d’INDY (né à Boffres en Ardèche), Joseph CANTELOUBE (né à Annonay en Ardèche)... Citons l’ouvrage de Julien TIERSOT : « Chansons Populaires recueillies dans les Alpes Françaises »(1903), ou figurent également d’intéressantes notations de musique instrumentales. Ou encore le “Mariages et Noces campagnardes” de Paul FORTIER-BEAULIEU, portant sur la Loire.(1937) Bientôt l’apparition de l’enregistrement bouleversera les méthodes de collectage des témoignages de tradition orale. Pourtant, il a fallu attendre 1939 pour voir effectuer les premiers enregistrements dans notre région :Roger DEVIGNE enregistre des joueurs de violon populaire dans les Alpes (Documents Phonothèque Nationale, Paris). L’ethnologie de la France était née. Le musée des Arts et Traditions Populaires crée par Georges Henry RIVIÈRE organisa quelques rares expéditions en Bresse, en Savoie, dont les résultats sont aujourd’hui consultables à la phonothèque de ce musée à Paris. Cette recherche, essentiellement littéraire a toujours appelé de ses vœux une véritable réactivation des matériels découverts :les chansons publiées furent souvent harmonisées pour permettre leurs exécutions au piano, ou leur interprétation en milieu scolaire (Chant Choral à l’école). Chaque préface ouvrant les recueils de chants populaires comportait une incitation à la perpétuation de ces patrimoines locaux, perpétuation que prendra en compte le mouvement folkloriste, apparu dès la fin du 19 ième siècle. Pourtant, les pratiques instrumentales n’ont presque jamais été considérées en tant que telles, pour elles-mêmes. Les instruments populaires, dont la pratique était encore très vive dans notre région comme en témoignent tous les collecteurs au hasard de leurs commentaires, n’ont pas été véritablement étudiés avant les années 1970.Les pratiques de violons dans le Dauphiné, de vielle à roue en Bresse, d’accordéon enfin dans toutes les régions auraient dû depuis longtemps susciter l’intérêt des observateurs des faits de culture populaire ; il n’en a rien été. Au début des années 1970, ces pratiques populaires étaient encore persistantes, bien qu’en régression. L’intérêt croissant pour les musiques de tradition orale, dont l’exotisme n’était pas le moindre moteur, la fortune des thèmes écologistes en Rhône-Alpes, et la découverte de nouvelles attitudes musicales, liée à un réel besoin social, ont constitué les éléments fondateurs d’un véritable mouvement de jeunesse qui s’est développé durant plus de 10 ans et dont l’actuel mouvement des musiques traditionnelles est l’héritier direct. Les recherches sur la musique instrumentale depuis 1975. En 1972, Charles JOISTEN, dans le cadre du Musée Dauphinois de Grenoble, avait rencontré et enregistré quelques joueurs de violon en Dauphiné. De façon beaucoup plus systématique que s’organisa à partir de 1975 la prise en compte régionale de cette recherche. Groupés autour de Jean-Marc JACQUIER en Savoie, de Patrick MAZELLIER en Dauphiné, et autour de divers “Folk-Clubs” (La Chanterelle à Lyon, le Rigodon à Grenoble), de jeunes musiciens, pratiquant eux-mêmes les instruments et le chant traditionnels, entreprirent des enregistrements sur bandes magnétiques, étudièrent les particularités de style, les jeux modaux des instrumentistes populaires rencontrés ; tout un travail de sauvegarde et de découverte apparaissait ainsi, comblant les lacunes laissées par l’ethnologie officielle dans ces régions apparemment “sans musique”. Le mouvement associatif des collecteurs en Rhône-Alpes. 1979: L’association des Musiciens Routiniers, basée à Lyon, entreprend ce même travail bien au-delà des limites géographiques de Rhône-Alpes : enquêtes sur les joueurs de vielle à roue, de cornemuse, d’accordéon diatonique, de violon populaire en Limousin, Auvergne, Morvan, Charollais... Les acteurs principaux de cette Association se retrouvent aujourd’hui impliqués au premier chef dans la vie des musiques traditionnelles en France et en Europe;bon nombre d’entre eux étant regroupés en région Rhône-Alpes: Pierre IMBERT,Christian OLLER, Jean BLANCHARD, Evelyne GIRARDON, Sylvestre DUCAROY, Olivier DURIF, Jacques BARDOT, Éric MONTBEL ont accumulé une somme d’enregistrements sonores d’une inestimable valeur culturelle,irremplaçable témoignage sur les pratiques musicales populaires héritées d’une époque charnière:le monde rural de l’entre-deux-guerres. Parallèlement, d’autres associations se développaient dans la région au tournant des années 1980. L’association des Musiciens Routiniers, devenue Fédération Nationale, s’implantait en Bresse, avec les recherches de Patrice MARTINOT, de Pascal CRANGA, de Sylvestre DUCAROY. La revue “Modal”, revue d’ethnomusicologie abordant les cultures populaires en privilégiant avant tout la pratique musicale contemporaine, vit le jour à Lyon. Des disques de collectage furent édités, portant sur les pratiques de violon et de clarinette en Bresse, sur les chants traditionnels en Ardèche, sur le jeu de violon en Dauphiné, pour ce qui concerne la région Rhône-Alpes, mais aussi sur les pratiques de cornemuse en Auvergne et dans la colonie auvergnate à Paris, abordant ainsi les pratiques urbaines de musique traditionnelle, sur le violon en Corrèze, etc. En Ardèche, l’association L’Aigardant, animée par Sylvette BEYRAUD-WILLIAMS et Aline et Dominique LAPERCHE, poursuivait un intense travail sur le chant populaire. Des pratiques musicales originales furent étudiées, telles les traditions de batellerie, les sociétés de musique du bord du Rhône ou du Giers, les joutes nautiques (recherches de Jacques BARDOT). Les accordéonistes diatoniques des Monts du Lyonnais furent réunis dans une grande fête annuelle, co-organisée par les Musiciens Routiniers et par l’AREP, expérimentant ainsi une forme de recherche liée à l’animation culturelle
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Lundi 6 juin 2005
"La vielle est vraiment un instrument pour le chant, je suis étonné qu’il n'y ait pas plus de vielleux qui chantent. Je pense qu'on a enfermé cet instrument dans une seule fonction, pour ce qui est de "l’école française" en tout cas. Je me demande si les gens ne deviendraient pas instrumentistes parce qu'ils n'osent pas chanter !" René Zosso. Il me semble que la vielle porte en elle toutes les caractéristiques de la problématique de l’interprétation des musiques traditionnelles en général. Elle cristallise sur son nom beaucoup de questions. Je vais vous livrer quelques réflexions issues de ma petite expérience française en la matière. Vielle à roue, problème d'identité. Si on analyse profondément l’histoire de la vielle à roue et la manière dont le mouvement folklorique l’a utilisée, puis dans les années 70 le "revivalisme", on se rend compte que cet instrument rassemble depuis longtemps les questions de reconstruction d’identité, d’imaginaire fantasmatique, et à ce titre, il assouvit les "soifs d’exotisme" besoin si pressant actuellement. Bien sûr, en France, la cornemuse est le premier instrument en tête de la catégorie "emblème pure tradition" de notre époque. Mais la vielle à roue a encore de beaux restes. Chez nous, et pour le "commun des mortels", la cornemuse est, dans l’imaginaire collectif, l’instrument écossais ou breton par excellence, quant à la vielle à roue c’est l’Auvergne ! La majorité des Français connaît peu les traditions des régions de l’hexagone, au sens précis du terme, même si un vaste mouvement fait que l’on rejoue de cet instrument. Peu savent qu’il y a sur notre territoire national quinze sortes de cornemuses différentes et que la vielle à roue est présente dans beaucoup de régions. Même une partie du milieu des amateurs éclairés de la musique traditionnelle ne le sait pas ! Pourtant, les vielleux sont légion, mais ils n’ont, pour la plupart, qu’une vision parcellaire de cet instrument, de ses caractéristiques. L’histoire musicale complète de cet instrument leur est étrangère d’où une idée tronquée et une vision plutôt récente de son jeu. La pédagogie utilisée pour enseigner la vielle est en grande partie responsable de cet état de fait. Aucun cours sur le fond ancien (au sens médiéval) n’est donné dans les départements de musique traditionnels existants en France, et aucune pratique "contemporaine" non plus. Pourquoi séparer l’ancien et le nouveau, et leurs expressions respectives ? Pourtant, pourquoi séparer l’ancien et le nouveau, et leurs expressions respectives ? Comme le dit si bien YVON GUILCHER, pourquoi ne pas mêler les multiples facettes de notre sensibilité qui ne sont en fait que le reflet des âges successifs de notre culture ? L’élève vit avec un répertoire qu’il croit être là depuis la nuit des temps, sans se poser de questions, car le but (et il est hors de question de le contester ici) est de jouer comme le professeur qui, lui non plus, n’a pas reçu la formation adéquate, et porte souvent une image teintée d’identité régionale, car c’est une image confortable. Cette image repose sur une vision très "XIXème siècle" de notre répertoire. Je suis bien placée pour le savoir car j’ai moi-même enseigné la vielle et c’est en abandonnant l’instrument pour le chant à capella que j’ai le plus appris sur la vielle à roue. Le problème auquel se heurtent les instrumentistes qui jouent de la vielle à roue est vieux comme son histoire ! Les bourdons ! Que faire des bourdons ? On s’en sort en les enlevant quand ils sont confrontés aux autres instruments harmoniques, (et là on rejoint ce qu’ont fait les musiciens du début du XXème siècle), on fabrique des instruments complexes qui permettent d’avoir des cordes libres à profusion et de les changer en fonction des tonalités. C’est une démarche qui a fait évoluer de façon notable la lutherie et donc, la fiabilité de nos instruments. Modal ... Nous avons de merveilleux musiciens qui ont développé des systèmes d’improvisation et de variation basés sur une technique rapide d’arpèges d’accords, c’est donc un choix de pratique de musique tonale. Alors qu’un des chemins pourrait être de retrouver la fonction et l’essence de la modalité. Tous s’engouffrent dans le sillage de Patrick Bouffard (c’est un exemple parmi tant d’autres artistes), car c’est un très bon musicien et parce que faire danser est d’une importance capitale aujourd’hui. Nous vivons dans des sociétés qui manquent souvent de convivialité et de solidarité. Retrouver la fonction collective et communautaire est essentiel. Il n’y a, à mon avis, que Valentin Clastrier qui a abordé l’instrument avec une vision complètement différente et brillante, certains autres ont suivi comme Gilles Chabenat et Pascal Lefeuvre ainsi que Dominique Regeff. De mon point de vue, on passe à côté d’une forme musicale lovée depuis toujours dans la musique de cet instrument à savoir la modalité. Ainsi que du partage narratif de cette forme musicale à savoir le chant, et la prise de parole. Sans doute y aurait-il beaucoup de personnes intéressées par cette pratique mais ce n’est pas dans l’air du temps, peu d’artistes se lancent à le faire, sauf l’exception de Jean François Dutertre, et ce n’est pas proposé dans les conservatoires ni dans les stages si nombreux en France. Mais, cela peut aujourd’hui représenter une avancée. L’avant-garde ne se situerait-elle pas dans cette redécouverte ? Giovanna Marini a dit à propos des systèmes polyphoniques de l’Italie du sud : "C’est tellement vieux que ça en devient avant-gardiste !" On pourrait appliquer ce commentaire ici. Pour ce qui me concerne, tout est dit : il reste à développer. Vielle à roue et chant : avant-garde ou hors-norme ? Au début de ma carrière d’instrumentiste, je faisais partie d’un groupe, "LA BAMBOCHE " qui avait pris une direction évidente à l’époque : celle de jouer dans une formation "folk-rock" et d’interpréter le répertoire traditionnel avec l’ambition de "l’actualiser", de le "moderniser" c’est-à-dire pour moi, l’obligation d’électrifier ma vielle. Nous pensions participer à une révolution importante et nous étions fiers de proposer cette formule. Les luthiers nous ont aidé dans cette aventure et j’ai même eu la première vielle électrique (en France et à ma connaissance) fabriquée à l’époque par Jean Luc Bleton. Je me suis rendu compte, plus tard, et c’est très banal, que la question n’était pas "l’enrobage" mais plutôt le fond de la musique. Personnellement, j’ai, je crois, trouvé mon chemin dans le répertoire si vaste et méconnu des chansons de tradition populaire en français. Nous sommes peu d’artistes sur ce chemin escarpé. Et encore moins à travailler sur un système d’arrangements basé sur l’analyse modale du répertoire. Et je me rends compte aujourd’hui que ce chemin n’est pas très éloigné de ce qui fait aussi partie du jeu de la vielle à roue. Mon premier choc musical lorsque j’avais 8 ans, cela a été "Le gars Jules et la Marie", deux vielleux qui chantaient en faisant la manche dans les restaurants de ma ville, et c’est bien le chant, mélangé au son des bourdons qui m’a le plus émue. Ce n’est certainement pas la représentation folklorique de l’instrument, à l’époque. D’ailleurs, des années plus tard, j’ai eu une vielle et je suis allée faire un stage de formation, ouvert aux groupes folkloriques, animé par Monsieur Georges Simon. Je me souviens que lorsque je chantonnais dans les bourdons de ma vielle, et qu’il me surprenait cachée sous les arbres du parc de Pont Chrétien, il me sermonnait car pour lui, la vielle n’était pas faite pour chanter. Et l’on touche là à un point essentiel : dans son esprit, point de salut, pour la vielle, hors de la musique "XIXème" (musique pour marcher, défiler, danser). Beaucoup de jeunes vielleux sont encore sur cet état d’esprit sans le savoir. Je pense qu’il faudrait s’intéresser à ce qui pourrait toucher ce que l’on appelle le "vieux fond", c’est-à-dire le répertoire beaucoup plus ancien, qui fait aussi partie de notre héritage et qui mérite d’être abordé, compris, pour nourrir de façon différente la création. L’histoire de cet instrument est importante dans ce contexte (la création) ainsi que le monde musical dans lequel il est né. Il faudrait un véritable cursus pour donner à chaque vielleux-vielleuse les moyens de rêver l’instrument autrement, donc pour créer. Personnellement, je ne revendique pas d'identité régionale particulière. Je défends haut et fort cela sans pour autant rejeter cette réalité qui peut très bien marcher pour d’autres. Je suis plus dans une recherche de points communs avec d’autres cultures que dans les traits de différences, même si ces dernières me fascinent et m’émerveillent. Le répertoire de tradition a été ma terre à défricher. Nous vivons aujourd'hui sur une vision très XIXème - début XXème siècle des répertoires traditionnels, mais pourquoi ne pas voir plus haut dans son histoire (et pour cela les exemples tirés d’autres cultures peuvent nous aider). En cela, la vielle à roue peut être un outil majeur pour s’immerger totalement dans ce qui constitue la naissance de notre culture. "La vielle est vraiment un instrument pour le chant, je suis étonné qu’il n'y ait pas plus de vielleux qui chantent. Je pense qu'on a enfermé cet instrument dans une seule fonction, pour ce qui est de "l’école française" en tout cas. Je me demande si les gens ne deviendraient pas instrumentistes parce qu'ils n'osent pas chanter !" ( René Zosso) Chant et modalités. Celui qui m’a fait comprendre la modalité est un joueur de vielle : RENÉ ZOSSO. Car c’est lui le fer de lance de cette idée pour la vielle à roue. Et c’est en glissant ma voix dans les bourdons de ma vielle que j’ai trouvé la ligne directrice de mon choix d’arrangements pour la polyphonie à cappella. "La vielle se présente bien comme un support prodigieux de la voix humaine. Les bourdons tissent l’assise d’où elle peut s’élancer et revenir pour se fondre dans leur matrice harmonique. Le son continu de la roue, de cet archet infini, lui permet de suivre les détours et les irrégularités savantes des chants populaires. Elle est l’accompagnatrice idéale des ballades et des complaintes. Le coup de poignet lui permet de transformer en soutien efficace des chansons rythmées. L’ensemble de ses possibilités en fait un incomparable instrument de soliste." (Jean François Dutertre) Chanter avec une vielle semble avoir été une chose assez naturelle pour que personne ne le signale, au cours des différentes époques de l’histoire de cet instrument. Pourtant, on sait que les bourdons de l’Organistrum ou de la Vielle à roue, destinés à tracer l’horizontalité constructive et caractéristique des "modes", ont servi à soutenir le chant, donc la parole. C’était là une fonction d’une importance capitale. L’abandon de cet instrument comme soutient du chant a peut-être signifié la volonté d’abandonner la modalité. Ne serait-ce pas par-là le lieu pour retrouver une forme d’exotisme intéressant et nourrissant ? Monsieur de Briqueville cite, dans son ouvrage "Notice sur la vielle", une anecdote rapportée par M.L. Pagnerre en 1870 : " Nous avons eu pour dernier joueur de vielle un grand gaillard, bien connu des Parisiens. C’était un véritable artiste, il avait du talent, il faisait chanter l’instrument, et quelquefois il chantait lui-même en s’accompagnant, il improvisait des ritournelles." Evelyne Girardon
Par girardon - Publié dans : chansonstrad
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Samedi 4 juin 2005
Et ben voilà ! Dans tous les médias, TV (emissions pas seulement politiques…), Radios, journaux, ceux qui ont voté NON à ce fichu référendum se font gronder… D’ailleurs ils vont être punis : J.Chirac va continuer à défendre SA lecture de ce vote (en gros, les 55% de français qui ont voté NON n’aiment pas l’Europe) Mais qu’ils sont vilains ces français ! Et tout le monde s’y met ! Les artistes (ShowByz), les journalistes, les hommes politiques (on n’en parle même plus !), les « animateurs » … C’est simple, ce sont ceux qui gagnent le moins et qui sont les moins diplômés qui ont refusé le traité : la plèbe quoi ! les ringards, les bœufs. D’ailleurs, si les français ont une mauvaise image à l’étranger (comme le montrent tous ces gentils reportages), c’est de leur faute ! Tiens, on note aussi le grand retour de l’expression : le peuple. Mais alors ! composé d’une sacrée bande de cons qui aurait mieux fait de ne pas aller voter (dixit Raffarin) On n’est donc là pour se faire engueuler ! Alors voilà, je pense que si ça continue comme ça, c’est le front national qui récoltera les dividendes de cette attitude et ça me fait peur. Quant au Parti Socialiste, quelle belle image il nous ménage ! La prochaine fois, il n’aura pas ma voix, désolée ! Je fais partie des bœufs, d’ailleurs je connais de très beaux briolages (chants d’improvisations pour mener les bestiaux). Evelyne Girardon
Par girardon - Publié dans : chansonstrad
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